Une interview pour revenir sur les 10 ans d’IDOL

L’Irma a publié la semaine dernière une longue interview de Pascal Bittard, fondateur et dirigeant d »IDOL, pour fêter les 10 ans de cette entreprise française pionnière de la distribution numérique. Une histoire qui se confond avec celle de la musique en ligne. Retour sur 10 années de business dans un secteur aux perspectives d’avenir très ouvertes.

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Que faisiez-vous avant la création d’IDOL en 2006 ? 

J’ai toujours travaillé dans l’industrie du disque. J’ai passé 7 ans chez Sony. D’abord comme représentant : j’allais visiter les Fnac et autres Virgin ou hypermarchés. Très vite, j’ai pris la direction du département Distribution des labels indépendants, ce qui est assez proche de ce que l’on fait aujourd’hui chez IDOL, même si c’était sur le marché physique. J’y ai appris une partie du métier que nous faisons aujourd’hui. Le département était à l’époque très important. C’était la seule major qui s’intéressait de très près à la distribution des labels indépendants. Je suis ensuite passé chez V2, label anglais fondé par Richard Branson, où je suis resté 5 ans. J’occupais le poste de directeur marketing de la filiale française. Donc même en travaillant en major, j’ai toujours eu un rapport direct avec les indépendants. J’ai quitté V2 en 2005, pour travailler sur le projet IDOL, que j’ai créé l’année suivante.

Qu’est-ce qui vous décide à créer IDOL ? Vous sentez que le vent tourne ? 

C’est d’abord une volonté d’Logo-IDOL1entreprendre. Depuis la fin de mes études, j’ai toujours eu comme objectif de créer mon entreprise. Mais entre l’envie et la réalisation, il faut faire concorder différents facteurs : l’idée de business, le courage de se lancer, la détermination, l’opportunité… Dans la musique, quasiment tout le monde a des projets de production, d’édition ou de management. J’ai découvert en 2005 ce métier de distributeur numérique, qui commençait à apparaître, surtout aux États-Unis, et j’ai vite compris qu’il correspondait à mes compétences et à mes affinités. Je ne venais pas de l’artistique, mais du marketing et de la distribution. Se trouver entre les labels et la distribution, c’est ce que j’avais fait pendant 10 ans, côté distribution ou côté label. Je ne peux pas dire que je connaissais bien le numérique, personne ne le connaissait bien à l’époque, mais je faisais partie des rares qui avaient mis un pied dedans (…)


 

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