TPLM mobilisée pour l’avenir du CNV

Tous pour la musique réagit à l’annonce de la ministre Audrey Azoulay de l’arbitrage de Manuel Valls sur la rehausse du plafond de la taxe fiscale du CNV pour 2016 et sa suppression en 2017. TPLM demande à ce que ces mesures fassent l’objet d’un vote définitif à l’Assemblée nationale. 
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MOBILISONS-NOUS POUR L’AVENIR DU CNV
La ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, a annoncé hier après-midi, à l’Assemblée nationale, que le plafond de la taxe fiscale du Centre National des Variétés et du Jazz (CNV), sur arbitrage du Premier ministre, serait rehaussé à 32 M€ en 2016, et supprimé à partir de 2017.
L’association représentative de la filière musicale, Tous Pour La Musique (TPLM) se félicite du soutien apporté au CNV et ainsi aux artistes, à la musique, et à la scène musicale et de variété française.
Le CNV, dont les missions sont essentielles à la préservation et au développement du spectacle musical et de variété dans sa diversité, connaît de nombreuses et graves difficultés notamment liées à l’insuffisance de ressources financières disponibles au regard de son développement, a fortiori, dans un contexte économique impacté depuis les événements du 13 novembre 2015.
Le CNV est un établissement public à vocation industrielle et commerciale sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication. Le budget de fonctionnement de cet établissement repose à 99 % sur la taxe affectée sur les spectacles. La fragilisation du CNV par le non-déplafonnement de la taxe aurait porté un coup fatal à l’activité actuelle et aux perspectives attendues. Le CNV s’est, en effet, vu déléguer depuis fin 2015 la gestion du Fonds d’urgence, de l’Observatoire de l’économie de la musique et de deux dispositifs du nouveau Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (FONPEPS), l’un au profit des salles de petite jauge et l’autre au profit de l’emploi dans les éditions phonographiques.
Aujourd’hui, nous nous mobilisons pour que les mesures de relèvement du plafond pour 2016, et de déplafonnement en 2017 fassent l’objet d’un vote définitif à l’Assemblée nationale.
Ces mesures sont essentielles  à la poursuite du développement d’un établissement public dont l’affectation de la taxe sur les spectacles constitue la principale ressource, en l’absence quasi-totale de subventions publiques, et qui met en œuvre avec constance et succès depuis plusieurs années le mécanisme du fonds de soutien dont l’efficacité n’est plus à prouver.