La SPPF fête ses 30 ans et dévoile son Prix des indés

La semaine dernière, en deux soirées successives, la SPPF a fêté ses 30 ans et dévoilé les nommés du premier Prix des indés. Une façon de revenir sur le passé tout en envisageant l’avenir. 

capture_d_e_cran_2015-06-17_a_12.23.42-a1c69

Mercredi 14 septembre, la SPPF (Société civile des producteurs phonographiques indépendants) fêtait son anniversaire à la Maison de l’Amérique latine. L’occasion de revenir sur 30 années passées au service des labels indépendants. Comme l’a rappelé son président, Emmanuel de Buretel, « en 30 ans, les droits voisins ont acquis un rôle économique majeur dans la production musicale, au travers des droits de rémunération ou des droits exclusifs gérés collectivement, mais aussi par les aides attribuées, sans lesquelles de nombreux projets musicaux n’auraient pas vu le jour, surtout chez les TPE ». Pour rappel, le montant des perceptions est passé de 2,5 millions d’euros en 1988 à 38,6 millions d’euros aujourd’hui. La SPPF, qui représente environ un tiers des droits voisins perçus par les producteurs phonographiques en 2015, a distribué 7,5 millions d’euros d’aides cette année, pour 904 projets aidés. Et Emmanuel de Buretel de conclure son discours en regardant vers l’avenir : « nous avons devant nous un nouveau monde, avec des revenus digitaux, des revenus issus du streaming, des combats qui doivent évoluer, comme celui de la copie privée, mais aussi l’internationalisation de nos revenus ».

C’est ensuite Jérôme Roger qui a pris la parole, pour revenir sur ses 21 années passées à la direction de la SPPF. « Heureux et fier » d’avoir accompagné tous les « combats » des producteurs indépendants depuis 1995, il s’est aussi montré serein face à l’avenir : « j’ai vécu les grands bouleversements de l’industrie musicale, j’ai aussi été le témoin de l’émergence d’une nouvelle génération de labels indés. Le passage de témoin se fait dans des conditions que l’on sait difficiles. La crise que nous traversons n’est pas terminée, mais il y a un avenir pour la musique enregistrée, avecun modèle, celui du streaming payant. Une partie de l’avenir de ce métier appartient aux labels indépendants ».


 

Le premier Prix des indés


Capture d’écran 2016-09-19 à 09.35.05Le lendemain, au café la Cigale, la SPPF présentait le premier prix des producteurs indépendants, Le prix des indés. Emmanuel de Buretel (président de la SPPF), Jérôme Roger (directeur) et Didier Varrod (président du jury) ont ainsi dévoilé les nommés dans les différentes catégories. La cérémonie aura lieu le 11 octobre 2016 à La Cigale. Ce Prix a pour objectif de mettre en avant la vitalité de la production musicale indépendante en France, de promouvoir la production de jeunes talents et de fédérer autour de valeurs communes propres à l’ensemble de la filière musicale indépendante. Le prix est ouvert à toutes les esthétiques musicales (y compris le classique et le jazz) et à tous les producteurs indépendants suivant les critères définis dans le règlement consultable sur le site dédié.

Au total, huit récompenses seront décernées. Quatre d’entre elles (meilleur album, album révélation, albums audacieux et vidéoclip) seront attribuées par un jury composé de 9 professionnels issus des principales enseignes physiques et numériques, sous la présidence de Didier Varrod. La SPPF attribuera de son côté 4 prix : titre le plus stream, meilleur album à l’export, meilleur petit label (pour lequel trois labels ont été présélectionnés), ainsi qu’un prix d’honneur à une personnalité.

indésppf

>> Découvrir le Prix des indés et les présélections en vidéo


PRIX DU JURY


Album révélation

– Radio Elvis, Les conquêtes / PIAS

– PNL, Le monde Chico / QLF Records

– The Limiñanas, Mallamos / Lionel Limiñana/Because Music

Meilleur album

– Jeanne Added, Be sensational / Naive

– ALA.NI, You & I / No Format

– Sage, SAGE / Green United Music

Album audacieux

– Bachar Mar-Khalifé, Ya Balad / InFiné

– Alain Chamfort, versions revissées / PIAS

– Ballaké Sissoko et Vincent Segal, Musique de nuit / No Format

Vidéoclip

– Odezenne, Bouche à lévres / Tôt ou Tard

– Flavien Berger, Léviathan / Pan European Recording

– Abd Al Malik, Daniel Darc / PIAS


 

PRIX SPPF


 Prix export : Christine and The Queens,    / Because Music

 Meilleur titre streamé : JUL, Mon bijou / D’OR ET DE PLATINE / MUSICAST

 Meilleur petit label : les nommés sont Ed Banger records, Jo&Co et At(h)ome