L’UPFI demande au CNC de mettre en place un nouveau programme d’aide aux vidéomusiques

130620_v36lf_pm_vincent-frerebeau_sn635Vincent Frèrebeau, Président de l’UPFI,  a remis à Frédérique Bredin, présidente du CNC, le rapport qui avait fait l’objet d’une lettre de mission portant sur « les moyens les plus efficaces pour mieux soutenir la production de vidéomusiques ».

Dans ce rapport, l’UPFI rappelle que les vidéomusiques constituent une œuvre audiovisuelle à part entière. Elles connaissent un nouvel essor avec le développement fulgurant des réseaux sociaux et des sites de partage de vidéos, face à un désengagement progressif des TV traditionnelles. Elles sont un véritable laboratoire de création et d’incubateur de talents pour plusieurs générations de réalisateurs audiovisuels.

Chaque année, plus de 1500 clips sont produits en France. L’UPFI évalue à plus de 20 M€ le montant total des investissements dans ce format court, pour un coût de production moyen de l’ordre de 24 000€. L’exploitation des vidéomusiques produites en France génère 18M€ de revenus (droits de diffusion TV et Internet). Enfin, malgré les aides existantes, qui s’élèvent à 4.6M€ par an, l’économie du clip reste déficitaire en tant que tel (-8 M€).

Fort de ces constats, l’UPFI souhaite que le CNC devienne un partenaire majeur dans le financement de la « musique en image ». Le CNC a pleinement vocation à accompagner les investissements dans la production de vidéomusiques :

1 – Car les principales sources de financement du CNC (TST et TST-D) proviennent pour partie de l’utilisation de la musique sous toutes ses formes,

2 – Pour permettre aux labels, en particulier indépendants, de mieux se déployer à l’export et de résister localement aux productions internationales,

3 – En leur donnant ainsi les moyens d’augmenter de façon significative leurs investissements pour produire des clips capables de rivaliser davantage avec les clips internationaux.

C’est pourquoi, l’UPFI demande au CNC de mettre en place un nouveau programme d’aide aux vidéomusiques, ouvert aux producteurs audiovisuels, en leur qualité de financeurs des clips, ce qui est le cas des producteurs phonographiques. Le besoin en financement complémentaire estimé par l’UPFI serait à terme de 8 M€, à l’issue d’une montée en régime étalée sur 4 ans.  Grâce à ce programme le nombre de clips produits annuellement et le niveau des investissements augmenteraient de façon significative.
Ce serait un signal fort envoyé à la filière musicale qui attend depuis des années un soutien ambitieux de la part du CNC en faveur de la musique en image.