Restrictions du crédit d’impôt spectacle vivant (CISV)

L’Assemblée nationale a adopté un amendement du Gouvernement excluant les spectacles d’humour et les comédies musicales du champ du crédit d’impôt sur le spectacle vivant, dont les critères d’éligibilité sont par ailleurs restreints. Les producteurs de spectacles contestent le bien-fondé de cette décision.

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Ce dispositif est « une bouffée d’oxygène indispensable pour les entreprises » rappelle le PRODISS, syndicat national du spectacle musical et de variété. « Pour sa première année pleine en 2017, il a bénéficié à plus de 14 700 représentions sur l’ensemble du territoire, dont près de 2 400 n’auraient pas eu lieu sans lui. Il constitue également une bonne opération financière pour l’Etat puisqu’1 euro de dépense lui rapporte 2,4 euros en recettes fiscales et sociales ».

Malika Séguineau, DG du syndicat, dénonce un deux-poids deux-mesures : « Le Gouvernement a freiné toute modification du crédit d’impôt en faveur des créateurs de jeux vidéo ou du crédit d’impôt pour les œuvres cinématographiques ou audiovisuelles au motif que cela enverrait, je cite, « un très mauvais signal aux professionnels ». Quel signal le Gouvernement pense-t-il envoyer aux entrepreneurs de spectacles qui font vivre des centaines de milliers d’emplois à travers les territoires ? ». Olivier Darbois, président du PRODISS, appuie le propos : « Le Gouvernement prive les comédies musicales en développement et les humoristes émergents d’un soutien indispensable, il limite l’éligibilité des projets sans dire pourquoi. Il économisera peut-être 1 million d’euros, au détriment de la diversité artistique, un million qui reviendra directement au cinéma à qui il a accordé une augmentation de crédit d’impôt ».

Le SNES, syndicat national des entrepreneurs de spectacles, déplore que « ces décisions viennent à l’encontre du développement de toute une branche d’activité et du soutien à l’emploi artistique et technique dans le champ du secteur du spectacle vivant et plus particulièrement du spectacle vivant privé. Ceci est particulièrement injuste au regard de certains crédits d’impôt confortés voire pour d’autres, nouvellement créés ».

Dans ce dossier, les organisations d’employeurs sollicitent le soutien du ministère de la Culture et demandent au ministère de l’Économie et des Finances de revoir sa position en 2e lecture du texte.

Communiqué du PRODISS 
Communiqué du SNES