L’économie de la production musicale 2018

Capture d’écran 2018-07-03 à 10.57.07Après une première croissance de +5.4 % en 2016, l’année 2017 a affiché une nouvelle progression de +3,9% qui porte le chiffre d’affaires de la musique enregistrée (hors synchro et droits voisins) à 583 millions d’euros.

Deuxième année de croissance significative

Cette deuxième année consécutive de croissance est évidemment une bonne nouvelle pour le secteur de la production musicale et confirme une tendance positive après plus d’une décennie de baisse.

Cette croissance est le fruit de la progression de 14.7 % du marché numérique conjuguée à une baisse modérée des ventes de supports physiques (- 4.7 %).
Les deux autres sources de revenus connaissent des dynamiques inverses : un léger recul des droits voisins producteurs (baisse de la copie privée et besoin de revaloriser la rémunération équitable) et une belle progression des revenus de la synchronisation.

Le marché français de la musique enregistrée est encore dans une phase de transition avec 2 modèles qui coexistent : il s’agit pour les producteurs de transformer leurs entreprises tout en préservant la mécanique positive de production tandis que les Français adoptent clairement le streaming, mais sans doute plus lentement que chez nos voisins scandinaves ou anglo-saxons.

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Evolution de la structure du chiffre d’affaires 2016/2017

En dix ans, le marché français de la musique enregistrée a profondément évolué. Alors qu’en 2007, le marché reposait presque exclusivement sur les ventes de supports physiques (92.8%), il présente aujourd’hui une quasi-parité entre les revenus issus du numérique (48,8%) et ceux du physique (51.2%). Le modèle de l’achat cohabite désormais avec le modèle de l’accès.

Ces 5 dernières années, c’est le streaming qui s’est imposé comme source de revenu majeure, représentant aujourd’hui près de 42 % du chiffre d’affaires de la musique enregistrée. C’est l’abonnement qui génère l’essentiel de la valeur créée : il représente, à lui seul, 83% des revenus du streaming et 35% des revenus du marché. Si la progression du nombre d’abonnés se poursuit à un rythme un peu moins soutenu, + 500 000 en 1 an, soit 4.4M d’abonnés, elle est compensée par une part plus importante des abonnés payants, hors bundle avec un opérateur téléphonique. Le chiffre d’affaires des abonnements audio a progressé de 167% en 4 ans.

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