EAC : les artistes interprètes impliqués

Capture d’écran 2018-11-05 à 23.55.54À l’heure où le gouvernement confirme la priorité donnée à l’éducation artistique et culturelle (EAC), en y consacrant de nouveaux moyens, l’Adami s’est interrogée sur les pratiques en cours en lançant un sondage auprès des artistes interprètes. 1 094 artistes ont répondu à ce questionnaire.

Il apparaît que les artistes manifestent un intérêt réel, voire de l’enthousiasme, en faveur de l’EAC témoignant ainsi de leur préoccupation sincère pour les enjeux de société que recouvre l’éducation artistique et culturelle. 50% d’entre eux participent régulièrement à des projets d’EAC. Pour ces artistes, il s’agit d’un choix personnel à 91,6% alors que seulement 8,4% le perçoivent comme une contrainte. Ce chiffre impressionnant montre un grand volontarisme de la part de artistes vis­-à-­vis de l’EAC. 95% des artistes impliqués dans l’EAC considèrent les actions auxquelles ils ont participé comme positives pour le public mais également pour eux­-mêmes. 97% de ces artistes souhaitent que l’EAC soit renforcée et 90% seraient prêts à s’engager davantage dans ces actions.

Deux bémols majeurs à retenir néanmoins : 25% des artistes estiment que l’EAC n’est pas suffisamment encadrée par les équipes d’accueil. Et enfin, près de 30% des artistes n’ont pas été rémunérés pour ce travail. Ce dernier chiffre révèle une situation anormale et mérite une attention particulière. En 2017 l’Adami a consacré 1,2 million d’euros au soutien à 77 projets d’EAC employant des artistes dans des conditions professionnelles.